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les 7 soldats morts en 14/18 inscrits sur le mouvement aux morts
Le hameau disparu d'Ectot l'Auber
Histoire de l'école
Ectot l'Auber

les 7 soldats morts en 14/18 inscrits sur le mouvement aux morts

Qui sont ces sept soldats morts pendant la Guerre 14/18 dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de la commune d’Ectot l’Auber ?

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Le hameau disparu d'Ectot l'Auber

Le "petit Bennetot" un hameau qui a totalement disparu

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Histoire de l'école

Histoire de l'école d'Ectot l'auber

Tout le monde connaît l'école d' Ectot l'auber qui fait partie du RPI Val des mares.

Mais  cette organisation est relativement récente puisqu'elle date du début des années 1970.
Il nous a paru intéressant de mener une enquête auprès des personnes ayant fréquenté cette école antérieurement.
Nous avons ainsi obtenu les témoignages d'anciens élèves et notamment parmi les plus anciens :


- de Mme CHUETTE entrée à l'âge de 6 ans en 1928 et ayant obtenu son " Certificat d'études " en 1935
- de M. Gaston JOUEN qui a fréquenté l'école de 1935 à 1945. Il est entré à l'âge de 4ans ½ grâce à un manque d'élèves ( l'âge d'entrée à l'école n'était pas fixé de façon impérative. Il dépendait avant tout de la capacité d'accueil de l'école)
- de Mme Hermine DUFRESNE Octobre 1945 à fin 1953
- de M. GOUPIL Octobre 1945 à 1955

A travers ces divers entretiens on constate une disparité considérable par rapport à ce que l'on connaît actuellement.
 
L'école laïque, gratuite est rendue obligatoire par une loi Jules FERRY de 1881.
 
 
C'est dans ce contexte qu'est fondée l'école d'Ectot l'auber
Le bâtiment en briques que l'on connaît abritait : la classe, le logement de l'enseignant et la Mairie du village.
Ce n'est qu'en 1956 que sera créée une seconde classe.
 
Au départ c'est une classe unique mixte animée par un instituteur ou une institutrice qui réside sur place.
Les cours dispensés vont du cours préparatoire, où les élèves apprennent à lire jusqu'à la classe de " certificat d'études " réservée aux plus doués qui passeront le fameux diplôme. 
L'enseignant est aidé dans sa tâche éducative par les plus âgés qui aident les plus jeunes à lire et écrire.
Il n'existe pas de classe " maternelle ".
Il faut dire que, à l'époque, la population du village est à dominante agricole et les moyens de communication limités : pas ou peu d'automobiles.
L'absence de garderie, de maternelle ou de maison de retraite est compensée par une solidarité familiale qui fait que les vieux s'occupent des plus jeunes, les moins jeunes prennent en charge les plus vieux…
 
L'année scolaire commence fin septembre, début octobre, pour se terminer le 14 juillet de l'année suivante.  Le jour de repos est le jeudi.
Ce n'est qu'au début des années 60 que l'année scolaire passera de début septembre à fin juin et que le jour de repos sera fixé au mercredi.
 
Les moyens de locomotion actuels n'existent pas : les enfants du village vont à l'école à pied chaussés de galoches (chaussures à semelle en bois), et couverts d'un " capuchon ", sorte de cape parfois taillée dans une ancienne couverture. Sous cette cape tous les élèves portent la blouse noire, tenue  obligatoire. Les garçons portent des " culottes courtes " avec de grandes chaussettes montant jusqu'aux genoux. Les pantalons longs feront leur apparition dans les années 60.
Au début, il n'y a pas de cantine : ou bien les enfants rentrent chez eux ( la classe se termine à 11H30 et reprend à 13H30), ou bien ils amènent de quoi se nourrir le midi.

Puis viendra la mise en place d'une cantine mais les élèves sont mis à contribution : ils participent aux tâches ménagères en épluchant les légumes et en faisant la vaisselle après le repas.
Les élèves participent aussi au fonctionnement l'hiver, car il n'y a dans l'école qu'un seul poêle à bois au milieu  de la pièce : il faut donc l'allumer le matin en arrivant, et s'occuper de l'alimenter en bois dans la journée.  De même, ce sont les élèves qui " font le ménage " le soir après la classe.
 
Dans la classe les élèves sont  rangés par deux sur des pupitres à plan incliné dont le coin supérieur droit est percé d'un trou destiné à recevoir l'encrier. Un élève est chargé de les remplir avec une bouteille remplie d'encre fabriquée par l'instituteur.  La position de l'encrier fait que les gauchers sont obligés d'apprendre à se servir de leur main droite pour écrire avec un " porte-plume ".
A la fin de l'année scolaire, au mois de juillet, les pupitres sont sales et tachés d'encre. Les élèves les nettoient avec de l'eau de javel puis les cirent à l'encaustique. On apprend à écrire avec un crayon, puis quand on est suffisamment expérimenté, on utilise le porte-plume avec de l'encre violette.
 
Les moyens d'information actuels n'existent pas encore : télévision, internet etc … 
L'école est donc le seul endroit de culture disponible. Le contenu de l'enseignement est adapté à cette situation.
Les cours commencent systématiquement par une " leçon de morale " ou " d'instruction civique " de quelques minutes.
Puis on apprend la lecture, l'écriture, la grammaire, l'arithmétique, l'histoire, la géographie et les sciences.
Les anciens élèves se souviennent particulièrement des éléments suivants :
- ils faisaient très souvent du " calcul mental "
- ils apprenaient  beaucoup " par cœur " et notamment la géographie de la France et devaient savoir les noms des départements, préfectures, sous préfectures et villes importantes qu'ils devaient pouvoir situer sur la carte de France affichée en permanence au mur de la classe.
 
Souvent les élèves partaient sur les routes du village . Cela permettait de mettre en pratique l'enseignement théorique : ainsi la " chaîne d'arpenteur " de 10 m était utilisée pour mesurer des distances, et donc faire du " calcul ", les leçons de sciences étaient prodiguées sur place : on apprenait le nom des plantes, des fleurs, des arbres etc …
 
Tout au long de l'année scolaire, les  résultats étaient récompensés par des " bons points " qui permettaient d'acquérir des images. Les très bons élèves recevaient la "croix d'honneur " et  parfois la " croix d'excellence ".
 
 
A la fin de l'année scolaire , une " distribution des prix " était organisée au cours de laquelle on procédait au classement des élèves selon leur classe et leur mérite. 
Chacun recevait alors un " prix " souvent constitué par un " livre de lecture " .
Quelques titres dans la mémoire de nos anciens :
le capitaine Fracasse,
la petite fadette,
les voyages de Gulliver.
 
Cette grande fête clôturait l'année scolaire.
 
Les élèves participaient également à la vie du village : le 11 novembre, sous la direction de l'instituteur ou de l'institutrice, les élèves réunis au monument aux morts du village, chantaient la " Marseillaise ".
Il arrivait aussi que certains élèves, enfants de cœur à l'église soient appelés dans la journée pour accompagner le curé du village se rendant au chevet d'un malade …
 
L'arbre de Noël organisé par la municipalité, réunie au grand complet avec les familles des élèves était l'occasion de remettre à chacun quelques friandises : oranges, bonbons, pâtisseries, chocolats…
 
 
A la fin de leur scolarité, où dès qu'il pensait qu'ils pouvaient réussir l'examen, l'instituteur présentait les meilleurs élèves à l'examen du " certificat d'études ".
La réussite à cet examen est récompensée par la remise d'un diplôme. Certains l'obtiennent normalement à l'âge de 14 ans, mais d'autres dès 11 ans.
Ce diplôme a une grande valeur car c'est un examen difficile qui témoigne de connaissances très complètes dans tous les domaines enseignés au cours de la scolarité dans l'école primaire.
Muni de ce diplôme, certains élèves pourront continuer des études plus avancées.
 
En 1956, une seconde classe est créée.
Les élèves sont alors répartis en deux groupes, les plus petits dans une classe, les grands dans l'autre.
 
Puis l'école et la cantine se modernisent, avec la venue de personnel suffisant pour ne plus nécessiter  l'assistance des élèves.
 
C'est aussi à cette époque (fin des années cinquante) que se développe l'automobile. Les voyages scolaires en fin d'année commencent à voir le jour de façon régulière.
Certains se rappellent  être allés à Orly, au Mont St Michel ou à Paris voir la Tour Eiffel.
 
Mais une ancienne élève se souvient être allée beaucoup plus tôt, en 1949, voir la mer à Veules les roses dans un camion bâché (prêté par un habitant), dans lequel avaient été installés des bancs de l'église.                      
( qui oserait faire çà actuellement ???)
 
 
 
 
 

Qui reconnaissez-vous sur cette photo prise à la fin des années 60 ?? 

 

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